Valérie Blanchot-Courtois : son année à la présidence du comité de sélection

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Première année pleine à la tête du comité de sélection de l'incubateur Paca-Est pour Valérie Blanchot-Courtois. Entrepreneure, professeure affiliée à SKEMA, spécialiste du management de l'innovation, elle avait succédé à Jérôme Chailloux en avril 2018. Ce qu'elle a retenu de ces douze mois et des quatre sessions de sélection qui se sont succédées en 2019, la dernière datant du 18 décembre ?

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Première année pleine à la tête du comité de sélection de l'incubateur Paca-Est pour Valérie Blanchot-Courtois. Entrepreneure, professeure affiliée à SKEMA, spécialiste du management de l'innovation, elle avait succédé à Jérôme Chailloux en avril 2018 alors que ce dernier avait quitté le poste de directeur général du consortium européen ERCIM. Ce qu'elle a retenu de ces douze mois et des quatre sessions de sélection qui se sont succédées en 2019, la dernière datant du 18 décembre ?

 

Treize projets accueillis en 2019

"Premier constat : les projets n'arrivent pas assez facilement au comité", relève Valérie Blanchot-Courtois. "Au total nous avons accueilli 13 projets en 2019 dont 9 au second semestre. Un excellent chiffre pour les six derniers mois. Mais cela fait quatre projets seulement au premier trimestre. Ce qui est insuffisant. D'où le souhait d'un rythme plus soutenu pour répondre aux défis à relever dans un monde en pleine transition."

 

Pas de dominante en termes de secteur d'activité

"Deuxième constat : pas véritablement de dominante dans les projets entrés cette année en incubation. En termes de secteur, l'éventail est large : trois projets relèvent de l'agricole ou  l’alimentaire, deux de la santé, deux de l'e-commerce, un de l'activité financière, un autre de l'immobilier… D'un côté, c'est bien parce que l'on a tout; de l'autre nous ne bénéficions pas d'une masse écosystémique. Il s'agit d'autre part quasiment que de projets BtoB (Business to Business)."

 

De l'IA dans cinq des treize projets

"A noter encore, au niveau technologique, qu'il y a une partie Intelligence Artificielle dans 5 des 13 projets. C'est tout à fait dans l'ADN de Sophia Antipolis qui se lance à fond dans l'IA. D'autre part, un des projets est basé sur la blockchain et la moitié des projets utilise des technologies génériques."

 

Toujours pas assez de femmes chez les porteurs

"Un mot des équipes. On compte un total de 26 porteurs pour les 13 projets dont beaucoup de binomes. Mais parmi ces 26 porteurs, seulement 4 femmes regroupées sur 3 projets. Ce qui est très peu. L'accélération de la mixité dans les start-ups était un de nos objectifs, mais pour l'instant, la parité est loin d'être atteinte. Il n'y a toujours pas assez de femmes."

 

Plus de 30% de "quinquas"

"Quant à l'âge moyen des porteurs, il couvre toute la gamme : 20% sont dans la tranche des 20 à 30 ans; 34% sont des trentenaires; 15% des quadras et 31% des quinquas. Ce dernier chiffre montre que l'on n'entreprend pas seulement qu'à 20 ans et qu'une seconde vie dans l'entrepreneuriat peut se lancer après 50 ans. Ce qui est très positif."

 

L'Inria, partenaire de 7 projets sur 13

"Beaucoup de partenariats aussi avec des instituts ou labos de recherche pour les différents projets. Sans surprise, l'Inria est majoritaire dans les partenariats qu'ont noués les projets (7 sur les 13 projets). Mais les unités mixtes de recherche UCA/CNRS sont bien représentées (5 projets) ainsi que le CEA, l'Inra, le CNES…. Globalement, ce que je retiens, c'est qu'il y a de plus en plus de projets d'équipes mixtes, alliant technologie avec produit ou service."

 

Un appel : entreprendre pour les transitions

"Je garde aussi une conviction : il faut entreprendre pour les transitions. L'entrepreneuriat représente la meilleure solution pour relever les défis auxquels nous sommes confrontés dans le digital, l'énergie et autres. De très belles opportunités sont à saisir. L'incubateur est là pour vous aider."